Nouvel article d’invité de la part de quelqu’un que vous commencez tous à connaître: Jacques, mon papa! Après avoir partager son expérience avec la solitude, sa connaissance des Haïkus, il nous revient avec une deuxième partie pour l’article sur la créativité… une partie bucolique ! Je vous laisse donc en bonne compagnie et vous rappelle que vous pouvez soumettre vos textes, pensées et articles à devousama@gmail.com.

Amie lectrice, ami lecteur, nous revoilà ensemble pour la créativité, et, dans cette page, nous nous retrouvons plus spécifiquement pour son expression églogue…

Un art mineur le jardinage (d’ailleurs qui serait assez imbue de sa connaissance de l’art pour oser ne serait-ce qu’en proposer une « classification », je ne parle même pas de la ridicule prétention à vaniteusement vouloir le « classifier » ?) D’où nous vient d’ailleurs celle stupide et obsolète propension à toujours vouloir ordonner et hiérarchiser les arts en majeurs et mineurs… Qui le premier s’est permit d’exprimer une supériorité, ou une importance (au regard de quoi, sur quelles bases et quels critères sérieux et acceptables?) plus ou moins grande de l’un sur l’autre. Revenons au jardin ; puisqu’il faut des mots pour l’exprimer, disons que c’est une expérience plus existentielle que visuelle : celle d’être inclus dans une association fraternelle en pleine croissance et en plein épanouissement. Ma potentialité est transcendée et se fond en un « Tout » plus grand où tout peut s’accomplir. Une puissante énergie « organique » s’y développe, témoin d’une vision de la vie, d’une coopération intime avec les élémentaux, les dévas et autres esprits « bons » du lieu (ils en sont les réels bâtisseurs bien qu’invisibles), qui rend hommage à la Sagesse de notre Mère Terrestre à travers la fusion parfaite de l’Intelligence organisée et de l’Amour infini. Avant d’aller plus loin, un petit aparté pour nous rappeler les paradigmes de la première page, ici aussi nécessaires, pour que ce qui suit ne paraisse pas trop caricatural:

L’Univers n’est que magie et son créateur est le Grand Illusionniste.

Nous vivons une réalité perçue par nos sens dans l’espace-temps de la matière ; ça c’est le physique, le palpable, le visible… Tout le reste, le continuum d’autres énergies plus subtiles sur d’autres plans de la conscience hors du « radar » de nos sens, c’est notre double spirituel.

Ainsi dans un jardin où tout est mis en œuvre pour une symbiose optimale avec la Nature, il est « naturel » (au sens littéral du mot) de comprendre que tout influe sur tout. Le premier pas vers un jardin « coopératif » est de reconnaître les présences subtiles (qu’elles qu’en soit notre entendement et notre acceptation propre) en leur attribuant un coin où l’on s’interdit, sauf à leur en demander expressément le droit, d’entrer sans une bonne raison. D’ailleurs le principe des parcs naturels, parcs nationaux, etc… en sont des applications à un niveau plus global. Les « jeunes » grands arbres de cinquante à cent ans sont particulièrement aimés dans les jardins, comme dans les forêts, car ils sont le lien entre le Ciel et la Terre, attirant les énergies d’en-haut et élevant celles d’en-bas. Dans le jardin pour « communiquer », nul besoin de recourir aux mots, tout passe par le truchement des sentiments qu’on laisse s’exprimer librement, pour arriver ainsi une compréhension plus vaste de l’unité qui règne dans le lieu sous l’égide d’un amour fraternel.

Le sol est la substance même de notre bonne vieille Terre, sa « peau », ferment  en élaboration et en affinement depuis des temps immémoriaux ; il est aisé de comprendre qu’il est une des clés de voute du jardin et que sa qualité, intrinsèque ou travaillée, est primordiale.  Toutefois, le travail du sol, les soins matériels qu’on lui apporte ne sont qu’une partie  de ce dont il a besoin ; une autre partie lui est fournie par les énergies subtiles de l’Univers et de la Nature réunies et également par celle moins connues, moins acceptées aussi, apportées par nos pensées (cette fameuse « main verte » en est une des résultantes) qui élèvent les vibrations du végétal. Il existe plus de liens, d’imbrications, et d’osmoses indispensables que ceux que nous comprenons entre la vie végétale et la vie animale et le jardinier se doit de chercher l’unité avec le jardin à ses soins et non l’uniformité.

Ceci nous amène à la « complicité » que l’on peut développer dans un jardin sans rien (ou très peu) y imposer, simplement en s’harmonisant avec les plantes dont nous arriveront les réponses à tous les changements acceptables et bénéfiques que nous voudrions éventuellement apporter. A ce propos, il est important de comprendre que n’importe qui peut (selon son degré de sensibilité directement lié à son acceptation ou son incrédulité) être en contact avec les « entités » du jardin et se mettre avec eux au service de l’évolution ; c’est là le rôle dévolu à l’homme, qui a reçu le don de l’imagination créatrice : être un « berger » sur la Terre. Un jardinier en harmonie avec son environnement est en résonnance avec des énergies subtiles qui renforcent ses propres énergies et le rendent plus fort sur tous les plans de l’existence.

Le jardin, regardé sous cette focale, doit faire renaître peu à peu une mythologie oubliée : la création sur la terre du Royaume des Cieux… Oh, bien sûr, celui-ci ne se résumera pas à ce « petit coin de paradis », qui n’en est qu’une des innombrables antichambres, comme il en éclot actuellement des milliers de par le monde, annonçant le retour du Grand Dieu Pan et le renouveau de toutes les forces de la Nature et ainsi lorsque la partie spirituelle de la créativité a pris le pas sur sa partie matérielle il faut alors composer avec la contemplation et les équilibrer toutes deux.

Pour conclure voici les propos d’un alchimiste relevés par Louis Pauwels dans son magnifique « Le matin des magiciens »: Rien que matière, rien que contact avec la matière, travail avec les mains. Aimez-vous le jardinage ? Voilà un bon début, l’alchimie est comparable au jardinage. Travail de femme et jeu d’enfant… Patience, espérance, travail. Et quel que soit le travail, on ne travaille jamais assez.

Voilà amie lectrice, amie lecteur « solve & coagula », et que ton jardin intérieur soit aussi fécond que celui que tu cultives ou que celui de tes rêves.

Jacques dit MPH

Marion

Marion

Bienvenue sur le blog lifestyle optimiste "De vous à Ma".
Moi c'est MArion, 32 ans, je vis à Grenoble, je suis hôtesse d'accueil depuis bientôt 3 ans et j'adore mon job. Je partage mon quotidien avec Indi (mon chien) et Kuka (ma chatte). #thesinglelife
Je me passionne pour le fitness, le yoga, la lecture et l'écriture, le make-up, le skin care, la musique, les fringues, et les séries télé entre autre.

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