Voici la deuxième partie de le réponse de mon papa au jeux du dîner idéal ! Je vous laisse découvrir ses idées. Et n’oubliez pas que sur De Vous à Ma vous avez la parole, transmettez vos textes, idées de jeux ou recettes à devousama@gmail.com.

La liste des invités se trouve sur la partie 1… Choix difficiles ! Tiraillements sans fin, pour ne pas écrire déchirements ! Il y a tant de femmes et d’hommes qui font mon admiration pour des raisons si variées et si fascinantes qu’en distinguer pour « siéger » au dîner idéal certaines et certains est très certainement arbitraire et bien injuste… D’ailleurs seront-ils, au vu de leurs « origines », de leurs cultures, de leurs habitudes, autant enthousiastes que moi dans l’attente de la dégustation ? Ils ne seront pas déçus, certes, l’ouverture de leur esprit et l’élévation de son entendement, les préservent de tout jugement de valeur réductionniste… Mais pour certaines et certains ils seront déconcertés par cette nourriture  « bizarre et barbare »… Toutefois, rappelons-nous que ce repas est une pure fiction et, comme tel, se déroule sous les postulats suivants : aucune souffrance animale n’a été à son origine, les entités Pan et Némo ne vivent pas « nourritures spirituelles » et de joyeux épicuriens, Aung San Suu Kyi, Gandhi, Jésus ne sont pas végétariens et je me suis laissé dire qu’ils avaient un « bon coup de fourchette », et l’ensemble des invités est en totale affinité avec tous les arts de la table. Les notions de péché, de culpabilité, de frasque ou même de sacrilège sont obsolètes dans cette fantaisie placée sous l’égide de la bonne volonté et du partage fraternel. Et je m’en réfère à Louis Pergaud et à sa majestueuse préface de la « Guerre des boutons » pour conclure les évidences ci-dessus : « …je ne reconnais à nul caïman, laïque ou religieux, en mal de morales plus ou moins dégoutantes, le droit de se plaindre. »

Mais passons quand même au menu :

Je cuisinerai pour mes hôtes, mais j’aurai à mes côtés quelques-uns de mes maîtres et grands-maîtres qui toujours m’inspirent et m’accompagnent et quelques figures notoires de notre gastronomie nationale : Auguste Escoffier «  Le cuisinier des rois et le roi des cuisiniers » ; Curnonski « Le prince des gastronomes » ; François Rabelais « Libre penseur, médecin et selon lui-même abstaracteur de quintessence » ; Jean-Pierre Coffe « Fameux et « fantaisiste » critique culinaire » et Pierre Perret « Chanteur populaire, fin gourmet et… académicien »

Pour ce moment magique pas d’amuses bouches, ni d’apéritifs ; un seul plat comme l’aurais voulu Paul Bocuse * et un dessert… Mais moult vins !

Un pot-au-feu, donc, …mais comme  le maître en avait eu l’idée: jarret et aiguillette de bœuf, jarret de veau, épaule de cochon, cuisse de dinde, gigot d’agneau, poulet de Bresse et cervelas truffé et pistaché… auquel la « brigade idéale » du dîner idéal apportera quelques touches personnelles et créatives : ainsi, Pierrot a demandé à ce que chaque convive ait en sus de son assiette, couverts et verres, un bol dans lequel il pourra mélanger au bouillon une préparation de son cru : du fromage blanc au lait entier étendu de crème double, additionné de beaucoup de ciboulette, d’un peu de persil et de cerfeuil ; généreusement poivré et modérément salé (il m’a confié qu’il y ajoute un peu de roquefort à l’occasion !). Curnonski lui s’est attaché à trouver quelques légumes, plantes et tubercules rares susceptibles de sublimer le plat : têtes de violon, navet rave, chénopode Bon-Henri, cônes de houblon et autres « secrets ».

Auguste nous a dit : « Je vais faire revivre à l’identique le dessert que j’avais créé en 1894 pour la belle Nellie ! »

Jean-Pierre, lui, m’a dit sans détour: «  Moi, le vin c’est une passion, toi aussi je crois ?… Alors, on s’en charge !

Ce à quoi Alcofibras a rétorqué dans son inimitable vocabulaire moyenâgeux : « Fi donc! J’en suis ! Car ici maintenons que non rire, mais boire est le propre de l’homme, je dis boire simplement et absolument, car aussi bien boivent les bêtes, je dis boire vin bon et frais. »

Donc, entouré de ces monstres sacrés, me voilà petit commis de cuisine attentif à toutes préparations, à ne surtout pas manquer un « tour de main », une petite subtilité dans une découpe, un émincé, une cuisson,… qui passera le résultat final de banal à remarquable ou fantastique. Je guette, je piste, j’espionne…Et, dans le même temps,  avec mes deux doctes compagnons es vins nous poursuivons nos recherches des « meilleurs flacons »… Nous sommes finalement tous tombés d’accord (c’est de circonstance pour les mets et les vins) sur les choix suivants (compte-tenu du fait que le pot-au-feu qui, s’il est un plat goûteux, n’est pas un monument de puissance épicée ou corsée et laisse donc la porte ouverte à de nombreuses options qui avec un peu de compétence œnologique nous donnent toute liberté de jongler entre blancs et rouges sans craindre de fausse-note.

Au final nous avons arrêté la sélection sur :

Une mise en bouche avec le bouillon:

Deux modestes vins de cépage mais qui ont su s’imposer parmi les meilleurs du monde :

  • Chenin blanc 2013 Kleine Zolze (Afrique du Sud)
  • Riesling Grande Réserve 2016 Huber & Bleger (France)

Avec le maître-plat :

  • Château Saint-Pierre 2009 – Saint-Julien AOP
  • Domaine Louis Chave « Cuvée Cathelin » 2000 – Hermitage AOP
  • Cros Parentoux 2005 d’Henri Jayet – Vosne-Romanée AOP

Avec la pêche Melba :

  • Champagne Tarlant Rosé Zéro Brut Nature

La préparation rondement menée et la revue de détail avant service terminée, tout juste quelques minutes avant l’arrivée des convives, Pierrot  nous sort tout de go sur un air de Pépé la Jactance: «  Les mecs ouvrez vos escalopes, j’vais vous déculotter un p’tit coup mes souv’nirs » et le voilà qui se lance dans «  Le Tord-Boyau » pendant que François débouche la première bouteille de chenin blanc….

*  « Qu’un plat à mon dernier repas : Un pot-au-feu »…

Et voici de quoi bouclé ce partage sur le jeux du dîner idéal, j’espère avoir l’occasion d’en lire d’autres ! 😉

Prends soin de toi !

Jacques dit MPH.

Marion

Marion

Bienvenue sur le blog lifestyle optimiste "De vous à Ma".
Moi c'est MArion, 32 ans, je vis à Grenoble, je suis hôtesse d'accueil depuis bientôt 3 ans et j'adore mon job. Je partage mon quotidien avec Indi (mon chien) et Kuka (ma chatte). #thesinglelife
Je me passionne pour le fitness, le yoga, la lecture et l'écriture, le make-up, le skin care, la musique, les fringues, et les séries télé entre autre.

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